Cette page est destinéee à accueillir les poèmes des visiteurs ; pour des raisons de lisibilité, le nombre en sera limité à une vingtaine, les textes étant bien entendu renouvelés. Le webmestre de ce site n'étant pas une machine, il éliminera alors en priorités les textes qui lui plaisent le moins.


OISEAUX II

Oiseaux fous, oiseaux ivres,
Fuyant par milliers
Le vacarme des cités tendues,
Prêtes à exploser.

Oiseaux fous,
Oiseaux ivres,
Portant haut
Le vaste drapeau déchiré
Du ciel,
Vos cris se perdent
Sur les océans migrateurs,
Vos plumes se mêlent
A leurs pleurs
Et rougissent
Les pages du monde.
Nuit d'encre
Où se noient
Les rêves
de l'albatros.

Poète ,
Marche,
Vole !
Les hommes
Riront toujours de toi !

Tailler les jours
Entailler l'os,
La marée épaisse
Des rêves écorchés.
Ôter à l'oiseau
Le droit de voler
Ôter à l'humain
Toute volonté,
Couper les ailes
Trancher la main
Fabriquer des implants
De haine,
Des lois taillées
Sur des peaux blêmes,
Et pour mieux encore
Manipuler,
Pénétrer au cour même
du sang
Et du gène !
Brider l'oiseau
Briser l'humain,

Mais toi poète,
Marche,
Vole,
Que les Hommes,
S'il en reste,
Puissent encore rire,
De toi !
Cathy Garcia (Visitez son site)
trois poèmes du jeune (16 ans)Kiril Jivkov
Là, bas


Bas
Est
Née
La
Soie
Des
Fées

Bas
Tire
Mire !

Bois
Sire
Pire !
Tu
Bois
Tu
Vois
Tu
Nies
Tu
Scies
Tu
Bois
Tu
Vois
Tu
Pleures
Tu
Meurs !

Kiril Jivkov



Dawamesk

Préparation au four de la pâture
Large bandeau vert de beurre bouilli
Allongé d’eau, de chanvres fleurs verdure
Jusqu’à l’apparition du chaud fouillis

Epais.- Que l’on fait passer par un linge
Pour laminer les débris végétaux
Puis accélérer le départ du singe
Morne animal, liquide vert tantôt,

L’évaporer. Puis on se l’approprie
Malgré ses chastetés encor muettes
Qu’elle vienne Fantasia, Je prie !

Inutilement car est désuète
Ma folie nouvelle et pis encore
J’atteins le plafond rouge de l’aurore.

Kiril Jivkov



Arthur ?

L’heure a sonné à la porte du Temps et le Temps s’en est allé, ravalé, homme pressé, vers les phares d’Alexandrie, d’Aden ou de Harar, guetter l’inconnu qu’il avait prophétisé, sur la terre même des prophètes.
Navigateur occupé au sein de son élément, Il a eu la tempête.
Son unité impensable a eu tout le monde et n’en finit pas. Gros malin !
Le moindre commentaire, le moindre mot serait futile pour exprimer ma joie. Béatitude !

Kiril Jivkov



Dieu m'offrit un beau jour un superbe cristal,
Aux facettes brillant d'un éclat primordial,
Il servait de lunette quand on voyait dedans,
Pour montrer de chacun l'être intime et latent.

Quand la nuit je scrutais l'infini sidéral,
Mon cristal y montrait au-delà des étoiles,
Des jardins chatoyants arrosés de cascades
Où montaient des sentiers semés d'or et de jade.

Quand parfois en cachette, j'observais les passants,
Désireux de savoir ce qu'ils étaient vraiment,
Mon cristal m'y montrait des Princes éblouissants.

Les plus laids, loqueteux, y semblaient merveilleux,
Jusqu'aussi les plus beaux s'en trouvaient plus radieux,
Et moi j'en devenais toujours plus amoureux.

Trah



 Quelques poèmes brefs de Jean Christophe Cros

en rebord de fenêtre
un nuage blanc perd ses poils
le ciel miaule il pleut

            *            *
                   *

au dehors vêtues de nudité
deux filles ensembles sont et si belles
de bouches et de lèvres

            *            *
                   *

un deux trois enfants
s'éclaboussent à cloche-pied-riant
marelle petite mare sans eau


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Fin du monde

 Toute seule
Elle cherche si quelqu?un...
Un bruit! seul le vent dans les feuilles
Rien, elle court en vain
Un mort, des morts
Essoufflée, assise seule face au soleil matinal
Traversant les arbres
L?eau calme ballottant tous ces morts
Rien, toujours assise face au mal
Le silence règne sur ce dehors
De tristesse, les larmes se dessinent
Terre nouvelle en ce jour
Qui d?un coup assassine...
Le vent souffle toujours
Le soleil règne
Du haut de sa tour
Un coup de feu! je saigne
Le suicide pour celle,
Toujours seule, allongée sous le soleil,
Qui aurait pu recréer notre race
A quoi bon accorder grâce
A des être humains
Qui, d?une bombe, nous effacent
En ce beau matin.

Steve Kuntzli, jeune poète suisse de 19 ans


Noir bleuté
Lorsque la lune reflète sur tes cheveux
Quand elle règne sur son royaume nuitée
Quand les étoiles illuminent tes yeux,
Ta bouche ne peut se mêler
A se spectacle, que nul personne ne peut
S?empêcher de contempler
Avec ton regard qui s?enivre de son bleu,
Cette princesse des être endormis
Cette traîtresse du soleil de minuit
Celle qui se contemple
De son miroir
Avec lequel
La nuit se noie dans son profond noir.
Steve Kuntzli


Un coeur meurtri
Une âme bannie
L?homme rit
L?enfant sourit
Le monde nie,
Les regards ne vont pas plus loin
Que le seuil de porte de certains
Les êtres humains se méprisent entre eux
Ils se haïssent, malgré leur airs heureux
Ce bébé dans son landau
Me sourit sans me connaître
Plus tard, d?un coup de couteau
M?enverra au paradis
Sans me reconnaître.
Steve Kuntzli


L'automne de mes amours

 Les feuilles prennent des teintes variées
Couleurs, mille couleurs flamboyantes
Elles annoncent la fin de l'été
Elles annoncent la fin de ce qui a été

 Poussées par le vent
Une à une elles tombent à mes pieds
Me frôlent le visage en murmurant.
C'est ton nom que j'entends.

 Bientôt tous les arbres seront dénudés
Offrant leurs branches nues aux rigueurs de l'hiver
Et se couvriront d'un manteau blanc immaculé
Sous leur couvert j'irai déposer
Tout l'amour dont je ne sais plus quoi faire
Tous mes rêves éphémères
Piétinés, sans cesse refoulés.

 Le printemps venu, transportés par le vent
Au-delà des montagnes, des rivières et des océans
Jusque dans l'univers
Des milliers de roses en jailliront
Dans le coeur des hommes se déposeront
En gerbes d'amour s'y épanouiront

 Ce que moi j'ai pas su faire éclore
Dans le coeur de mon bien-aimé.

 Pier de Lune©
tous droits réservés
 
 


Solitude

Seule sur cette mer immonde
qui va bientôt m'engloutir
l'Amour aux ailes de flamme
a consumé mon coeur mon âme

À l'horizon un aigle de sang
souille un ciel en fureur
Et fait écho aux sirènes
qui m'enveloppent de leur triste mélopée
Elles me disent leur royaume
Elles me chantent, elles m'invitent
Sur des vagues dentelées d'écume
elles m'invitent à les retrouver

 L'Amour aux ailes de feu
a marqué d'une croix
mon destin
Seule sur cette mer de désirs
je sombre et je chavire
Ô Circé, l'hellébore des prés
n'a su me protéger
de ton philtre empoisonné

Pier de Lune©
tous droits réservés
 
 


Ils n'entendent qu'eux !

 Ils ne connaissent point le chant des fleurs
Ni de celle qui à l'aube, tend la main pour les caresser,
celle qui les cueille pour leur offrir.
Ils sont de ceux qui conjuguent à tout hasard
le verbe "Aimer"...sans y réfléchir.
Ils ne connaissent point le poète
qui tresse des guirlandes de roses
avec des mots pour leur dire

 Ils n'entendent ni le chant des oiseaux
ni le murmure du vent
ni le bruit des vagues qui
viennent doucement s'éteindre sur la grève.
Ils n'entendent rien.
Ils n' entendent que leur voix,
dominent leur entourage,
étouffent les élans des passionnés,
des rêveurs, des vrais amants.
Ils n'entendent qu'eux.

 Pier de Lune
tous droits réservés



 

                                        Le sommeil

Suite à quelle échappée de la nuit, couverte
d'étincelles, les bords chargés d'écume, les ailes
et le corps frémissant, est apparu ce voile
de Mariée étendu par les champs, qui sommeillent.

ALAIN HANNECART


Le pic diable s'apitoie sur ton sort
Les dieux te méprisent pour ton inconscience
dans l'ombre le divin devient "remort"
le coeur arragé de l'âme déchénée ils punissent ta défiance

IDA



 
 


Oh
Le temps passe
Et la mémoire s'efface

File
Le train roule
Et la vie se déroule

Du
Rêve au souvenir, la vie s'apprend
Et la mort te prend

Tant
Qu'il est encore temps
de vivre un dernier printemps

                       Cyril Suquet Avril 1998.


Poème pour les oubliés
 
 

A vous ces vers,
Inconnus des chemins de traverse.
La rue vous berce
Sans endroit, à revers.

Ames vagabondes sans toit ni voix,
L'harmonie du verre
Ne vous rendra pas la foi.
Le badaud esquive les travers.

Pauvreté du poème,
Témoin d'une interminable galère
Pour une vie de bohème
Sans lois ni repères.

Oubliés aux rats,
Encore ces derniers vers :
Je les jette aux scélérats,
Vous de la rue, les ombres des lumières.
 

                     Cyril Suquet Mai 1998.


Cueillette à vélo

En ballade à vélo,
Qu'il est bon de penser,
Qu'il est sain de voguer,
Vent de face, vent de dos.

Par chemins et sentiers,
Le guidon dans le Colza,
Les neurones dans le blé,
On hume, de-ci de-là.

En ballade à vélo,
Les paysages défilent,
L'horizon se dessine,
Le soleil est plus beau.

En selle à toute vitesse,
Les odeurs vacillent,
Les lumières scintillent,
Le ciel nous caresse.

En ballade à vélo,
On récolte les vers,
Plus de méli-mélo,
On déboule de travers.

A la croisée des champs,
Pneu et jambe crevés,
Ne sont pas mécontents
Enfin de se poser.
Cyril Suquet Mai 98



 


La symphonie de la sourde oreille
 

Plus de notes dans les enceintes,
Aux oubliettes les oreilles,
Ecoute la symphonie !

Adieu la valse inaudible des sons,
Regarde la partition muette,
Ecoute la symphonie !

Fini le temps du solfège mécanique,
Jetées les croches aveugles,
Ecoute la symphonie !

Cyril Suquet Août 1998

Poème dédié à mon copain musicien, L.V. Beethoven.


Mémoire d'un jour, mémoire d'une vie

Un seul regard,
Un seul sourire
Et le récit d'une vie remonte
Le long des larmes chaudes.

Les souvenirs d'enfance,
Les aventures de l'adolescence,
Les combats de la souffrance,
Les ont uni et séparé.

Comme par magie
Comme par miracle,
La mémoire de ces années passées,
La mémoire de ce temps oublié,
Resurgissent du fin fond de l'âme.

Comme si finalement,
Rien n'avait changé,
Rien n'avait disparu et occulté les années
De cette minute précise,
Où tout a basculé,
De ce silence,
Où tout est dit.
 

Pas un mot n'est prononcé,
Pas un battement de coeur n'est perdu,
Les larmes et les pensées
Traduisent l'émotion intacte du premier jour.

Un seul regard,
Un seul sourire
Et le récit d'une vie remonte
Le long des larmes chaudes.

Cyril Suquet Juillet 1998


Rires et pleurs

Pleurer quand tout semble aller,
Des larmes chaudes dans un rayon de soleil,
Un arc en ciel se dessine sur le visage.

Rire aux éclats quand tout s'en va,
Des perles de joie en plein cauchemar,
Une ombre brumeuse masque le regard.

Rire à en pleurer,
Pleurer à ne plus rire,
L'instant cache son sens.

Cyril Suquet Septembre 1998


Un pt'it poeme de 97 en hommage au formidable soleil de cette semaine (en tout cas pour les frenchies...)

Soleil !

Soleil, soleil !
Dès que tu apparais, tout s'émerveille,
Chaque objet, chaque regard, chaque sentier
Prend un tout autre éclat.

Soleil, soleil !
De la première lueur à ton coucher,
Tu illumines nos coeurs par tes feux de joie.

Soleil, soleil !
Quel est ton secret de polichinelle,
Même la pluie prend de la couleur
Sous tes rayons ultraviolets.

Soleil, juste ciel !
Tu as le sang chaud et un coeur en or,
Magicien de l'espace, nos palpitations prennent de l'altitude,
La vie devient plénitude.

Cyril Suquet Septembre 97

Poeme tire du recueil de poesies "Arc-en-ciel",


octobre 1997: L'eau coule de source

Ils le cherchent sans le savoir,
Ils le caressent sans même s'en douter,
Et si par hasard,
Ils le ressentent, ils l'oublient aussitôt.
Drôle de destinée.

Ils le craignent sans le connaître,
Ils l'évitent de peur de se regarder,
Et quand finalement,
Ils l'approchent, ils s'en détournent.
Une angoisse souterraine et continue.

Ils le méprisent, lui tournent le dos,
Annihilant leurs ressources.
Ils l'espèrent, l'espionnent,
Cherchant leurs sources.

Il est si proche et si invisible,
Il est le but et la cause,
Et en tout simplicité,
Il se boit, se vit au passé et au futur.
Il est les cinq sens de la vie.

Je l'ai goûté à l'instant,
Et m'en abreuve à présent,
En vous versant ces quelques mots,
En vous offrant ces larmes de bonheur.
La limpidité de la vie.

Cyril Suquet Octobre 1998



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©Emmanuel Hiriart 1998

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